03/12/2008

Vilvorde vue de la fenêtre

Aujourd’hui c’était la journée pédagogique. Comme je ne peux pas sortir, j’ai nettoyé toute la maison pour aider maman qui a mal aux mains. C’était pour lui faire une surprise. Avant, je sortais, j’avais quelques copains, mais depuis que je me suis fait écraser par une madame qui téléphonait en conduisant., je ne peux plus sortir seul Au parc aussi, j’ai eu des problèmes : des garçons plus âgés ont jeté des pierres. Mon grand frère avec son copain a été attaqué. Mon frère n’a pas voulu réagir, mais son copain s’est énervé. Les autres lui ont tapé dessus. Il est dans le coma. Cela me rend triste quand on tape ou on insulte quelqu’un pour rien.

Parfois, cela me met en colère aussi.

 

Je ne peux plus sortir. Sauf avec ma sœur. Pour faire des courses, pour aller au parc. Parfois, je peux aller chercher du pain à la boulangerie tout seul. Cela fait 470 pas, nous avons compté. J’aime aller au parc, pour jouer au foot avec mon frère mais n’est pas toujours là. J’aimerais m’inscrire à un club, mais on n’a pas d’argent.

Au parc, parfois, la famille vient pour fêter un anniversaire. J’aime bien, on est venus sur le circuit de skate. Là-bas, il y a des animaux : des lapins, des cerfs, un âne. Parfois je grimpe au dessus de la clôture pour caresser les lapins. Mais des voyous ont volé des lapins. Au fond du parc, il y a une boule comme l’Atomium. J’aime bien grimper dessus. Ce n’est pas facile. A côté du parc, se trouve une sorte d’hôtel où les jeunes s’occupent des vieux.

Je trouve ça chouette.

 

A Vilvorde, parfois, les gens ne veulent pas parler français. Un jour, un garçon a été arrêté devant chez moi parce que la police croyait qu’il avait volé un scooter. C’était un Marocain. La police a parlé en français avec ma mère mais ne voulait pas le faire avec le Marocain. Il n’avait pas volé le scooter. Le scooter était en panne et c’est pour cela qu’il le poussait.

 

Alors je reste dans la maison. Parfois je vais sur MSN ou je regarde les photos sur Google ou des films sur U-tube, quand mes frères et sœurs ne sont pas sur l’ordinateur.

Je me sens un peu enfermé.

 

15:48 Écrit par Les evoy dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : journalisme enfants |  Facebook |