28/04/2009

Canaliser sa colère par le sport

Béa Diallo est champion du monde de boxe, poids moyen, mais avant il était un garçon révolté. A 11 ans, il distribuait des badges ‘touche pas à mon pote’, contre le racisme, dans des lieux où les jeunes se rassemblaient. Il avait une bande de copains de toutes les couleurs et de toutes origines. Un jour, des grands skinheads racistes, l’ont coincé dans une ruelle. Béa a su s’échapper, les autres lui ont juste déchiré ses vêtements, mais son ami pas. Les grands l’ont frappé. Il a perdu un œil et a perdu l’usage de ses jambes. Il est en chaise roulante pour toujours. Alors Béa, il a eu la haine. La haine de tous les blancs. Les blancs qui avaient tapé son ami sans raison. Il était dans une bande dans la rue et se bagarrait tout le temps. Il était super en colère parce que c’était injuste ce qui était arrivé à son ami.

Un jour, il tombe sur un homme qui lui dit : « Toi qui aimes bien te battre, viens dans ma salle de boxe. »  Béa a cru qu’il savait se battre, mais la boxe a des règles. On ne peut pas frapper n’importe comment. Il a fini par s’entraîner encore et encore. L’entraînement de boxe est l’un des plus difficiles au monde. Il est devenu champion du monde. Mais avant tout, il est devenu champion de lui-même.

Depuis ce moment là, il a créé des associations pour aider les jeunes violents à canaliser leur colère et leur révolte. A apprendre à faire attention aux autres. Durant les 20 km de Bruxelles, des jeunes délinquants ont poussé des jeunes handicapés pendant tout le trajet. Ils ont senti qu’on pouvait faire le bien au lieu de casser des choses.

Nous allons nous entraîner avec lui.  

19:35 Écrit par Les evoy dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Et oui... "Il est devenu champion du monde. Mais avant tout, il est devenu champion de lui-même."
J'aime beaucoup. Si chacun pouvait devenir champion de lui-même...

Écrit par : Muriel | 03/05/2009

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