06/04/2009

Ma maison jaune sous les avions

Ma maison à Diegem, on la reconnaît direct. Elle est jaune. Mon père a eu une idée folle durant l’été.

Je connais tous mes voisins. A côté, c’est une vieille dame qui a besoin d’aide. Mon papa et mon frère l’aident avec les papiers.

De l’autre côté, c’est un taximan. Il fait un prix à mon frère quand il sort. En face, le voisin cultivait du cannabis dans sa cave. Il a menacé mon père. Mais il est en prison aujourd’hui.

Le quartier est calme, à part les avions. Nous sommes sur la route de Zaventem. Ce qui veut dire un avion tous les 15 minutes.

Je promène mon chien, Daisy, elle a mal a sa hanche. Elle a douze ans comme moi .Alors on va ‘au village’, j"appelle comme cela le chantier où on construit plein de petites maisons. C’est ici, à droite près de la chapelle de 1912. Une dame l’entretient à ses frais.. Il y a des statues, des fleurs et des bougies à l’intérieur. Je passe devant Simba, un chien qui est toujours sur des graviers derrière des grillages.. Les gens ne ramassent même pas ses crottes. Les nouvelles maisons ont une baie vitrée qui donne chez nous. Mais ils vont faire quelque chose pour qu’on ne les voie plus. Au dessus de la bulle, là c’est la chambre des mes parents. Moi je dors du coter de la facade. Dans ma chambre j’ai 170 nounours.

 

Plus loin, au bout de la rue, il y a la pizzeria. Elle est super chère avec ses pizzas à 8 euros. Dans la cour arrière, plein de déchets. Nous n’y allons pas  Ici, c’est la maison de mes copains. On l’appelle la maison des jeunes : dans la bande, je suis Homer Simpson, il y a Lapin de Somalie, Poulet moustachu, Raymond Domenech et Woody Woodpecker. Elle est juste à côté de la maison abandonnée avec ses vieux rideaux déchirés. J’y ai vu un chat noir avec des yeux jaunes comme dans un film d’horreur.

 

Je ne peux pas sortir tout seul. Il faut que j’y aille avec des copains Avant, nous allions sur le bout d’autoroute abandonnée pour rouler avec des pocket bikes. Mais c’est devenu un chantier, ils vont y construire une ligne de RER. Je ne vais plus à la pleine de jeux, je suis trop grand. Un jour,  une dame nous a insulté en flamand.

Elle était Vlaams Belang.

J’habite à 100 mètre de la frontière bruxelloise

17:57 Écrit par Les evoy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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