02/12/2008

Le quartier de Max

Max, c’est mon chien. Je l’aime, j’adore les chiens. Max n’est pas un Kangal mais, ici en Belgique, ma maison est trop petite pour un Kangal. Je le promène le matin et le soir près du train. Je suis content d’avoir déménagé, même si je ne connais personne. Je ne dis pas où j’habite. Sinon les grands de la rue Vifquin vont venir. Avant j’habitais là. J’étais toujours dehors jusqu’à 1 heure du soir. Je faisais des bêtises. Il y avait toujours des bagarres. Les autres me demandaient toujours de me bagarrer. Ils insultaient ma mère ou ma grand-mère. A huit ans, j’étais déjà dans la rue jusqu’à 9 heures. Les autres me donnaient des pêches. Mon corps me disait : « Ne pleure pas, tu dois te bagarrer ».

 

J’étais avec une bande de 10 copains. Un jour, ils ont voulu racketter un autre. Mon coeur partait vite. J’avais peur. Je n’avais pas envie que quelqu’un soit pointé. Avant ça, la bande avait  vu des grands avec une cagoule et des couteaux papillon. Ils étaient deux, ils ont attaqué un monsieur dans le parc pour avoir son GSM. Le couteau papillon, c’est comme des ciseaux. Les deux types connaissaient la technique pour pointer. Le monsieur avait un spray. Ils se sont enfuis.

 

Quand les autres ont voulu aussi racketter,  j’ai arrêté de faire des bêtises. Je ne cherche plus du métal pour le vendre. Je n’aime plus jouer dans la rue. Je vais à la piscine ou je cours pour me défouler. Je voudrais être mécanicien et avoir une grande maison.

Tranquille.

 

 

17:37 Écrit par Les evoy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : delinquance journalisme |  Facebook |

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